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Neurostimulation médullaire
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Neurostimulation médullaire
neurostimulation médullaire
Neurostimulation médullaire

Qu’est-ce que la neurostimulation médullaire ?

La neurostimulation médullaire est une technique de neuromodulation destinée à certaines douleurs chroniques, en particulier lorsqu’elles comportent une composante neuropathique et restent insuffisamment contrôlées malgré une prise en charge adaptée.

Le traitement repose sur l’utilisation d’électrodes placées à proximité de la moelle épinière et reliées à un neurostimulateur. Celui-ci délivre des impulsions électriques de faible intensité qui modifient la transmission des informations douloureuses au sein du système nerveux.

À qui peut s’adresser la neurostimulation médullaire ?

La neurostimulation médullaire n’est généralement pas envisagée comme un traitement de première intention. Elle peut faire partie des options thérapeutiques chez certains patients présentant une douleur chronique persistante malgré les traitements déjà entrepris.

La décision repose sur une évaluation spécialisée prenant en compte le mécanisme de la douleur, son retentissement, les traitements antérieurs ainsi que les objectifs du patient. Lorsque l’indication paraît appropriée, une période de stimulation test est réalisée avant d’envisager un dispositif définitif.

Une prise en charge en deux étapes

Phase test  Une électrode est mise en place et reliée à un neurostimulateur externe temporaire. Cette période permet d’évaluer l’effet de la stimulation sur la douleur et sur les objectifs définis avec le patient.

Implantation définitive  Si la phase test est concluante, un neurostimulateur définitif peut être implanté sous la peau. Si les objectifs ne sont pas atteints, les électrodes peuvent être retirées.

Indications

Cette approche concerne principalement certaines douleurs chroniques d’origine neuropathique ou mixtes, notamment lorsque les traitements conventionnels n’apportent pas un contrôle suffisant.

Chaque indication est évaluée individuellement. La présence d’une douleur chronique ne constitue pas, à elle seule, une indication à la neurostimulation médullaire.

Évaluation spécialisée

Une évaluation spécialisée permet de préciser le mécanisme de la douleur et de déterminer si la neurostimulation peut être envisagée.

Phase test

Une stimulation temporaire permet d’évaluer le bénéfice du traitement avant toute décision d’implantation définitive.

Implantation définitive

Lorsque la phase test est concluante, un neurostimulateur définitif peut être mis en place.

Suivi personnalisé

Le suivi permet d’adapter les paramètres de stimulation et d’accompagner le patient dans l’utilisation du dispositif.

Comment se déroule la phase test ?

La phase test permet d’évaluer la neurostimulation dans des conditions proches de la vie quotidienne avant de décider d’une éventuelle implantation définitive. L’objectif n’est pas seulement d’observer l’évolution de l’intensité de la douleur, mais également d’apprécier l’impact du traitement sur les activités et les objectifs définis avec le patient.

Mise en place des électrodes Une ou plusieurs électrodes sont positionnées dans l’espace péridural sous contrôle radiologique. Elles sont ensuite reliées à un système de stimulation externe temporaire afin de permettre l’essai de différents paramètres de neurostimulation.

Période de test Pendant cette période, le patient utilise la neurostimulation dans ses activités habituelles. Les réglages peuvent être modifiés afin de rechercher la programmation la plus adaptée à sa douleur et aux objectifs définis avant l’intervention.

Évaluation du bénéfice À la fin de la période test, une nouvelle évaluation est réalisée. Elle porte sur l’évolution de la douleur, mais aussi sur les changements observés dans le quotidien du patient et sur l’atteinte des objectifs fixés initialement.

Si le bénéfice obtenu est considéré comme suffisamment pertinent, la poursuite du traitement par implantation définitive peut être proposée. Dans le cas contraire, le matériel temporaire est retiré.

Que se passe-t-il si la phase test est concluante ?

Lorsque la phase test met en évidence un bénéfice jugé pertinent, une implantation définitive peut être discutée avec le patient. L’objectif est alors de permettre la poursuite de la neurostimulation au long cours à l’aide d’un système entièrement implanté.

Implantation du neurostimulateur Le générateur de stimulation est placé sous la peau et relié aux électrodes. Le choix de son emplacement tient compte de l’anatomie, du confort et des habitudes de vie du patient.

Réglages et suivi Après l’implantation, la programmation est progressivement adaptée en fonction de la réponse obtenue. Les consultations de suivi permettent de contrôler le dispositif, de modifier les paramètres lorsque cela est nécessaire et d’accompagner le patient dans son utilisation au quotidien.

Risques, précautions et suivi

Comme toute procédure interventionnelle et tout traitement impliquant un dispositif implantable, la neurostimulation médullaire comporte des risques. Il peut notamment s’agir d’une infection, d’un problème lié aux électrodes ou au neurostimulateur, d’un déplacement du matériel ou d’une stimulation devenue inconfortable ou insuffisante.

Dans certaines situations, une nouvelle intervention peut être nécessaire afin de contrôler, repositionner, remplacer ou retirer une partie du système.

Une fois le dispositif implanté, certaines précautions doivent également être respectées. La présence du neurostimulateur doit notamment être signalée aux professionnels de santé avant certains examens ou traitements, en particulier en imagerie. Les possibilités de réalisation d’une IRM dépendent du système implanté et des conditions prévues par son fabricant.

Les bénéfices attendus, les contraintes, les alternatives thérapeutiques et les risques sont discutés individuellement avant toute décision d’implantation.

La neuromodulation fait partie des domaines spécialisés de la médecine interventionnelle de la douleur représentés au sein de la SSIPM.

Questions fréquentes sur la neurostimulation médullaire

L’objectif du traitement n’est pas nécessairement la disparition complète de la douleur. Le bénéfice recherché est une réduction cliniquement utile de celle-ci, associée si possible à une amélioration des activités quotidiennes et de la qualité de vie. La phase test permet justement d’évaluer ce bénéfice avant toute implantation définitive.

Le dispositif est conçu pour un traitement au long cours, mais la technique reste réversible. Si son maintien n’est plus souhaitable ou indiqué, le système peut être retiré.

La durée de la phase test dépend du protocole retenu et de la situation du patient. Elle doit être suffisamment longue pour permettre d’évaluer le bénéfice de la stimulation dans différentes situations du quotidien.

Cela dépend du modèle de neurostimulateur et des conditions d’utilisation définies pour le dispositif implanté. Avant tout examen IRM, la présence du système doit impérativement être signalée à l’équipe médicale et radiologique afin de vérifier sa compatibilité et les précautions nécessaires.

Elle varie selon le type de dispositif, la technologie de la batterie et les paramètres de stimulation utilisés. Certains systèmes sont rechargeables, tandis que d’autres nécessitent le remplacement du générateur après plusieurs années.

Une reprise progressive des activités est habituellement possible après la période de cicatrisation. Des précautions particulières sont nécessaires dans les premières semaines afin de limiter notamment les contraintes importantes sur la zone opérée et les électrodes. Les recommandations sont adaptées à la situation de chaque patient.

Autres traitements proposés en médecine de la douleur

Selon le mécanisme et l’origine de la douleur, d’autres approches peuvent également être envisagées : infiltrations et blocs nerveux, radiofréquence et  perfusions antalgiques.

Vous souhaitez savoir si la neurostimulation peut être envisagée dans votre situation ?

Une consultation spécialisée au sein de l’Unité d’antalgie permet d’analyser votre douleur, les traitements déjà réalisés et les différentes options thérapeutiques pouvant être envisagées.

Votre spécialiste en médecine de la douleur

La prise en charge est assurée au sein de l’Unité d’antalgie par un médecin spécialiste en anesthésiologie, titulaire d’une formation approfondie en traitement interventionnel de la douleur et disposant d’une expertise en neuromodulation.

Prenez rendez-vous

Pour organiser une consultation en antalgie ou obtenir des informations sur notre prise en charge de la douleur, notre secrétariat est à votre disposition.

Information médicale

Contenu médical vérifié par l’équipe médicale BaJAC.

Dernière mise à jour : septembre 2026