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Anesthésie loco-régionale
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Anesthésie loco-régionale
Échographie utilisée pour guider un geste de médecine de la douleur
Anesthésie loco-régionale

Dans quelles situations une anesthésie loco-régionale peut-elle être proposée ?

Une anesthésie loco-régionale peut être proposée pour de nombreuses interventions concernant notamment un bras, une main, une jambe, le bassin ou la partie inférieure du corps. Elle peut permettre de réaliser l’intervention sans anesthésie générale ou être utilisée en complément de celle-ci.

Le choix dépend notamment de la zone opérée, de la durée de l’intervention, de votre état de santé et de vos préférences, ainsi que des possibilités techniques.

Elle peut également être particulièrement intéressante pour améliorer le contrôle de la douleur après l’intervention, notamment lorsqu’un bloc nerveux périphérique est réalisé. Selon les situations, un cathéter peut même permettre de prolonger l’analgésie pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.

La décision est prise avec l’anesthésiste lors de la consultation pré-anesthésique, après évaluation des bénéfices et des risques des différentes techniques possibles.

Des informations complémentaires sur l’anesthésie loco-régionale sont disponibles auprès de la Swiss Society for Anaesthesiology and Perioperative Medicine (SSAPM).

Quelles sont les principales techniques d’anesthésie loco-régionale ?

Blocs nerveux périphériques

Les blocs nerveux périphériques consistent à injecter un anesthésique local à proximité d’un nerf ou d’un groupe de nerfs afin d’anesthésier une région ciblée du corps. Ils sont souvent réalisés sous guidage échographique, permettant de visualiser les nerfs et les structures voisines et de guider précisément l’aiguille. Selon la situation, une injection unique ou un cathéter peut être utilisé afin de prolonger l’analgésie après l’intervention.

Rachianesthésie et péridurale

Les techniques neuraxiales agissent sur les voies nerveuses au niveau de la colonne vertébrale. Elles comprennent principalement la rachianesthésie et l’anesthésie péridurale. La rachianesthésie repose sur l’injection d’un anesthésique local dans le liquide céphalorachidien au niveau lombaire, tandis que la péridurale permet notamment la mise en place d’un cathéter dans l’espace péridural afin d’administrer des médicaments de façon répétée ou continue.

Comment se déroule une anesthésie loco-régionale ?

Installation et surveillance

Avant le geste, vous êtes installé dans une position adaptée et une surveillance de vos fonctions vitales est mise en place. La zone concernée est désinfectée dans des conditions d’asepsie rigoureuses.

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Repérage de la zone à anesthésier

Selon la technique, l’anesthésiste repère les structures anatomiques à l’aide de l’échographie, de repères anatomiques ou, dans certaines situations, d’une neurostimulation.

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Injection de l’anesthésique local

L’anesthésique local est administré à proximité des structures nerveuses ciblées. Une sensation de pression ou d’inconfort transitoire peut être ressentie pendant le geste.

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Vérification de l’efficacité

L’effet s’installe progressivement. L’anesthésiste vérifie la diminution de la sensibilité et, selon la technique, de la motricité avant le début de l’intervention. Si nécessaire, la prise en charge peut être complétée ou adaptée.

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Pendant toute la procédure et l’intervention, l’équipe d’anesthésie reste présente et adapte la prise en charge à votre confort et à votre situation clinique.

Peut-on dormir pendant une anesthésie loco-régionale ?

Oui. Une anesthésie loco-régionale ne signifie pas nécessairement que vous devez rester complètement éveillé pendant toute l’intervention.

Selon le type de chirurgie, votre état de santé et vos préférences, l’anesthésie loco-régionale peut être réalisée seule, associée à une sédation pour vous rendre plus détendu et somnolent, ou combinée à une anesthésie générale lorsque cela est préférable.

Le niveau de sédation est adapté au contexte et peut être ajusté pendant l’intervention. L’objectif est de permettre une prise en charge confortable tout en conservant les bénéfices de l’anesthésie loco-régionale lorsqu’elle est indiquée.

Ces différentes options sont discutées avec vous lors de la consultation pré-anesthésique.

Quels bénéfices peut apporter une anesthésie loco-régionale ?

Lorsqu’elle est adaptée à l’intervention et à la situation du patient, l’anesthésie loco-régionale peut contribuer à une prise en charge efficace de la douleur pendant et après l’intervention.

Elle peut notamment permettre de réduire le recours à certains antalgiques systémiques, en particulier aux opioïdes, et ainsi limiter certains de leurs effets indésirables chez certains patients.

Selon la technique utilisée, l’effet antalgique peut se prolonger plusieurs heures après l’intervention. Lorsqu’un cathéter est mis en place, cette analgésie peut parfois être prolongée davantage.

Dans certaines situations, l’anesthésie loco-régionale peut également être intégrée à une stratégie combinée avec une sédation ou une anesthésie générale afin d’adapter au mieux la prise en charge au type d’intervention et au patient.

Quels sont les risques d’une anesthésie loco-régionale ?

L’anesthésie loco-régionale est une technique couramment utilisée et généralement bien tolérée. Comme tout geste médical, elle peut toutefois s’accompagner d’effets indésirables ou, plus rarement, de complications.

Selon la technique réalisée, on peut notamment observer :

Le risque dépend de la technique utilisée, de votre état de santé, de vos traitements et du type d’intervention. Lors de la consultation pré-anesthésique, l’anesthésiste recherche notamment les éléments pouvant modifier ce risque, comme certains traitements anticoagulants ou des troubles de la coagulation.

Comment se préparer à une anesthésie loco-régionale ?

La préparation à une anesthésie loco-régionale est proche de celle d’une anesthésie générale. Les consignes peuvent toutefois varier selon la technique envisagée, votre état de santé et les traitements que vous prenez.

Il est important de respecter les consignes de jeûne, de signaler l’ensemble de vos médicaments, en particulier les traitements qui influencent la coagulation, et de suivre les instructions données lors de la consultation pré-anesthésique.

Le jour de l’intervention, informez également l’équipe de toute modification récente de votre état de santé ou de votre traitement.

Questions fréquentes sur l’anesthésie loco-régionale

Une gêne ou une sensation de pression peut être ressentie lors de la réalisation du bloc. Le geste est effectué dans des conditions permettant de limiter l’inconfort autant que possible.

La durée dépend du produit utilisé, de la technique et de la zone anesthésiée. L’effet peut persister plusieurs heures après l’intervention et parfois davantage lorsqu’un cathéter est utilisé.

Oui, selon la technique utilisée, une diminution temporaire de la force musculaire peut accompagner la perte de sensibilité. La motricité revient progressivement lorsque l’effet de l’anesthésique local disparaît.

L’anesthésiste évalue l’efficacité du bloc avant ou pendant l’intervention. Si nécessaire, la prise en charge peut être complétée ou modifiée, notamment par une sédation ou une anesthésie générale.

Dans certaines situations ambulatoires, oui, à condition que les critères de sortie soient remplis et que des consignes précises vous aient été données pour protéger le membre anesthésié jusqu’au retour de la sensibilité et de la force. Retrouvez également nos recommandations concernant la conduite et le retour à domicile après une anesthésie.

Oui. Les deux techniques peuvent être combinées, notamment lorsque l’anesthésie loco-régionale est utilisée pour améliorer le contrôle de la douleur pendant et après l’intervention.

Préparer votre anesthésie

Pour assurer votre confort et votre sécurité lors des interventions, notre équipe utilise une variété de techniques d’anesthésie adaptées aux spécificités de chaque patient et du type de chirurgie.

Information médicale

Contenu médical vérifié par l’équipe médicale BaJAC.

Dernière mise à jour : septembre 2026